Make office great again ?
Les partisans du retour forcé au bureau se trompent : ce n'est pas la présence ou la distance qui compte. Selon McKinsey, seule la manière encourage la productivité et la cohésion des équipes.

Alors que 88% des Français en télétravail souhaitent continuer cette pratique, autant ou plus qu’avant, les partisans du retour au bureau continuent de s’agiter. Très symbolique, l’un des premiers décrets du président Trump a été de supprimer le télétravail pour les fonctionnaires fédéraux. Objectif non avoué : en pousser le plus possible à la démission.
Cette démarche est maintenant connue. Depuis plusieurs mois, de grandes entreprises poussent plus ou moins finement à ces retours au bureau, avec des explications ou des excuses douteuses.
Le retour au bureau forcé est un truc d’entreprises en difficulté : problèmes avec leur immobilier, management archaïque et craintif devant le changement, besoin non assumé de licencier… Dans tous les cas, cette position trahit un raidissement sur les symptômes et une non-volonté de s’attaquer aux causes.
Selon une nouvelle étude de McKinsey, ce débat se focalise sur la mauvaise question. Ce n'est pas tant la politique de présence qui compte, mais plutôt les pratiques qui accompagnent la mise en œuvre de cette politique.
L'étude, menée auprès de milliers d'employés américains, révèle que la majorité des travailleurs, quel que soit leur modèle de travail (présentiel, hybride ou à distance), estiment que leur vie professionnelle globale nécessite des améliorations.
Cinq pratiques clés sont identifiées comme essentielles pour stimuler la performance et renforcer la santé l’organisation : la collaboration, la connectivité, l'innovation, le mentorat et le développement des compétences. Or, les salariés jugent que leurs organisations ne soutiennent pas suffisamment ces pratiques.
Les données montrent une augmentation significative du travail en présentiel entre 2023 et 2024. La proportion de travailleurs principalement en présentiel (au moins quatre jours par semaine) a doublé pour atteindre 68%, tandis que le travail à distance est tombé à 17%.
Fait intéressant et surprenant : l'étude ne révèle pas clairement de supériorité entre les modèles de travail en présentiel ou à distance pour la vie du salarié et la productivité. Les niveaux d'intention de démission, d'épuisement professionnel, d'effort et de satisfaction, sont similaires entre les différents modèles.
L'intention de démission reste élevée (39%), comparable aux niveaux observés dans ce qu’on a appelé la "Grande Démission" (post-Covid). Par ailleurs, environ un tiers des travailleurs font état d’un épuisement professionnel.
On constate, comme d’habitude, un important écart entre perception des dirigeants et perception des salariés quant à l'efficacité des cinq pratiques clés. Les managers ont tendance à surévaluer la mise en place et l’efficience de ces pratiques. Leurs salariés beaucoup moins.
Les entreprises ont intérêt à se concentrer plus sur l'amélioration de leurs pratiques managériales fondamentales. Choix d’une politique de télétravail ou de retour au bureau : peu importe. C’est la suggestion de l’étude de McKinsey pour sortir du débat idéologique. Présence, distance ou un peu des deux : c’est la mise en pratique qui compte.
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Les tiers-lieux au service de la formation
L’appel à projets DEFFINOV-Tiers-Lieux a été lancé pour accompagner la digitalisation des formations, diversifier les modalités pédagogiques et les lieux de formation. Ce projet qui regroupe le ministère du travail, l’ANCT et France Tiers-Lieux, a été doté d'un budget de 50 millions d’euros.
En favorisant le rapprochement entre le monde des tiers-lieux et le secteur de la formation, DEFFINOV cherche à favoriser :
la diversification des lieux pour en renforcer l’accès, en milieu rural par exemple
l’apport des technologies numériques et immersives, des sciences cognitives au service de formations plus interactives
la logique de mutualisation des outils et ressources pédagogiques, pour faciliter l’accès à toute la palette des ressources existantes, y compris pour un acteur seul, comme un CFA ou un tiers-lieu.
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Vite dit
Un vélo électrique chic, léger et minimaliste 🌀Histoire d’entreprise : ESL qui a gagné la Guerre froide 🌀 Faites le test de langage, ils vous diront d’où vous venez 🌀 Toujours en avance avec le numérique, l’Estonie fait entrer l’IA à l’école 🌀 Comment se libérer de l’impuissance apprise ?
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