Existe-t-il un bureau après la mort du bureau ?
Le bureau comme entrepôt à salarié, c'est du passé. Les open spaces, c'est démodé. Boudoirs, cabinets de curiosité, salon où l'on cause : où sont les nouveaux bureaux ?

D’abord, les entreprises ont dépensé des milliards pour construire des open spaces. Puis la Covid est passée. Ensuite, les entreprises ont passé les cinq dernières années à se demander pourquoi personne ne voulait retourner au bureau.
Un rapport américain publié ce mois-ci par Work Design Magazine fait le tour de la question avec une honnêteté assez rare dans ce genre d’exercice. Le constat de départ est simple : pendant un siècle, le bureau a été conçu comme un entrepôt. On y stockait des gens, du matériel, des contrats. Cette époque est terminée.
Ce qui remplace ce modèle est moins simple à nommer. Pas un “nouveau bureau” au sens décoratif du terme : quelques plantes vertes et un baby-foot. Plutôt un lieu qui doit gagner sa légitimité chaque jour, face à la concurrence du canapé, du café du coin, du trajet en TGV ou du bureau à domicile.
Open spaces : on ferme
Les chercheurs cités dans le rapport proposent une équation limpide : la valeur d’une journée au bureau doit dépasser le coût du trajet pour s’y rendre. Pas uniquement en termes financiers. Le temps, la fatigue, la contrainte entrent dans la balance. Si le salarié arrive au bureau, s’assoit, met ses écouteurs sur les oreilles, répond à ses mails et repart sans avoir eu une seule échange fécond, le bureau a échoué.
Ce qui justifie le déplacement, selon le rapport, ce sont les rencontres imprévues avec des gens d’autres équipes. Et non les réunions planifiées. Celles-ci se tiennent très bien en visioconférence. Ce sont les collusions informelles, les conversations de couloir avec un acteur d’un autre service, les déjeuners imprévus qui produisent les idées nouvelles. Ben Waber, chercheur associé du MIT Media Lab, mentionné dans le rapport, a observé que remplacer des tables de 4 personnes à la cafeteria par des tables communes de 12 augmente la performance créatrice de 25 %. Juste parce que des inconnus se retrouvent assis côte à côte.
Le rapport relève un phénomène que l’on traite rarement en France : 20 % de la population est neurodivergente (TDAH, autisme, dyslexie, entre autres). Et selon une étude Deloitte citée dans le rapport, 53 % de la génération Z se déclare attentive à ces différences. L’open space bruyant et visuellement saturé des années 2010 était majoritairement jugé hostile aux personnes fragiles.
Ce type d’espaces n’est plus tendance et la collaboration passe par des aménagements bien différenciés : zones de concentration totale, zones de travail intermédiaire, des zones d’échanges actifs. Chacun, à chaque moment, peut choisir l’environnement adapté à son activité.
Accord d’équipes
Le rapport est destiné aux gestionnaires d’immobilier et de services, mais ses conclusions touchent tous ceux qui organisent le travail. Les politiques rigides — “trois jours au bureau, point” — sont aussi inefficaces que le tout-distanciel. Ce qui fonctionne, selon les données disponibles, ce sont les accords d’équipe : chaque collectif définit ses propres rythmes de présence au bureau selon la nature de son travail.
Rien à voir avec du laisser-faire. C’est un choix réfléchi. Celui de reconnaître que le travail d’une équipe commerciale et celui d’une équipe de développement logiciel n’ont pas les mêmes besoins de proximité physique. Traiter les deux de la même façon, c’est mal servir les deux.
Le rapport ne le dit pas explicitement, mais cela transparaît en filigrane : la plupart des entreprises ont raté la période post-Covid. Elles ont eu une opportunité rare de repenser profondément l’organisation du travail. Elles ont surtout essayé de revenir à ce qui existait avant.
Dans l’entreprise on a ajouté des plantes vertes et des baby foot. On a changé le mobilier des bureaux. Les pratiques, elles, sont souvent restées immobiles.
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