Battre en retraite ou gagner le respect ?
Nous avons voté aux élections municipales. Nous avons ou nous allons élire plein de retraités. C'est qui ces gens qui sont formidables mais totalement invisibilisés par une étiquette administrative ?
Cette semaine, je confie la plume de Zevillage à Sophie, ma femme, première lectrice de votre newsletter préférée.
À l’occasion des élections municipales, les listes des candidats maires et conseillers ont été diffusées, distribuées, publiées. Et souvent bien scrutées… C’est la caractéristique des scrutins locaux.
Nom, prénom, photo parfois, et profession.
Quelle belle diversité, assortie de parité !
Professeurs, commerçants, agriculteurs, ouvriers, aides à la personne, artisans, artistes : on connaît, on sait à qui on a à faire, et l’électeur peut préjuger de ce qu’il peut attendre en matière de compétences, de savoir-faire, de culture professionnelle et autres richesses mises à la disposition de la collectivité.
Il y a des terminologies plus obscures : chefs de projets, consultants, chargés de mission.
Sans compter les Senior managers in business consulting and turn-up values (coucou Linkedin)…
Là, il faut un décodeur ou de l’information parallèle. On peut juste en espérer que ces personnes s’y connaissent en arcanes administratifs. C’est utile aussi pour la collectivité.
Mais venons-en à la catégorie la plus majoritairement représentée, chez les hommes comme chez les femmes sur ces listes : nom, prénom, retraité ou retraitée. Point.
Ça nous dit quoi de ces personnes, comme on dit à la télévision ?
À part l’appartenance à une certaine tranche d’âge, pas grand-chose !
Quoi imaginer ? À priori, une sagesse, une maturité, une disponibilité. L’a priori entraîne le préjugé.
En réalité, c’est un grand sac dans lequel on jette pêle-mêle des dirigeants, des bergers, des nourrices, des comédiens, des ouvriers agricoles, des soudeurs, des chauffeurs routiers, des infirmiers.
Retraite ? Il y a des maisons pour cela
L’injustice et le mauvais traitement administratif sont à double détente.
Toutes ces personnes aux compétences et expériences si variées sont ainsi invisibilisées, leur individualité, leur originalité, leur unicité gommée, effacées sous un label imposé par leurs organismes de pension.
Une sorte de fosse commune avant l’heure.
Et c’est justement parce qu’elles n’ont plus d’obligations professionnelles que ces personnes se mettent au service de la communauté. Elles sont enthousiastes, actives et croient en l’avenir.
Sinon pourquoi seraient-elles sur ces listes électorales, comme sur les listes des milliers d’associations en France, toujours sous l’unique label de retraité ?
Déni d’existence et de reconnaissance, dont elles sont victimes, certes.
Mais c’est toute la société qui en est affectée.
Un vrai gâchis imposé par une facilité de remplissage de formulaire administratif.
Sans aller jusqu’à parler d’atteinte à la personne. Mais presque.
Si personne ne sait que notre conseiller municipal est jardinier (à la retraite), prof de math (à la retraite), menuisier (à la retraite) aide sociale (à la retraite) femme de ménage (à la retraite) comment la société pourrait-elle s’enrichir, pour ne pas les avoir identifiés, de ces compétences, de ces savoir-faire, et de ces bonnes volontés ?
Sophie de Mazenod
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