Allélu-IA ?
Le pape Léon XIV vient de publier l'encyclique Magnifica Humanitas, consacrée à l'IA. Un texte en accord avec le questionnement de l'ensemble de la société sur l'IA.
Le 15 mai, sur le site du Vatican, un texte de plusieurs dizaines de milliers de mots est mis en ligne : Magnifica Humanitas, première encyclique du pape Léon XIV. Son sous-titre : “Sur la protection de la personne humaine à l’ère de l’intelligence artificielle”. Une encyclique a rapprocher de celle de Léon XIII, publiée en 1891, pour l’encyclique Rerum Novarum qui traitait de la condition des ouvriers face à la révolution indiustrielle et posait les bases de la doctrine sociale de l’Église. Clin d’œil de Léon XIV à Léon XIII dont il a choisit le nom.
On pourrait hausser les épaules ? Encore un acteur qui se penche sur l’IA, après les cabinets de conseil, les commission ministérielles et les penseurs ? On aurait tort.
Le pape Robert Francis Prevost est de formation scientifique et qu’il s’est entouré, comme tous les papes, de spécialistes. Parmi eux, Christopher Olah, confondateur d’Anthropic (papa de Claude) et seul représentant des grands acteurs de l’IA dans ce travail.
Cette encyclique n’est pas un texte moralisateur bien qu’il aborde des questions morales. C’est un texte qui pose des questions de fond reliées à tous les aspects de l’IA, aussi variées que la gouvernance, du rôle du PIB comme indicateur économique, du “désarmement” de l’IA, ou de la gestion des terres rares. Son compatriote de la Maison blanche va encore aimer ! D’autant que l’encyclique taille, au passage, un petit short au transhumanisme en vogue dans la Silicon Valley.
Ce qui compte ici n’est pas la position de l’Église, prévisible par endroits. C’est le moment qu’elle choisit, et ce que ce choix révèle : comme à l’époque de Rerum Novarum, une technologie a cessé d’être une promesse pour changer nos modes de vie. On peut lui demander une estimation sur les risques et les bénéfices de ces changement.
C’est exactement le basculement des interrogations que l’on observe urbi et orbi (NDLR : partout). PCes deiux dernières années la question était : l’IA est-ce que cela marche ? Aujourd’hui c’est : Qu’est-ce que l’IA nous apporte ? Le texte du pape n’invente pas ce questionnement, il le pousse un peu plus loin, c’est son domaine, humain et spirituel.
Ce questionnement c’est aussi celui des entreprises, là où l’enthousiasme avait été le plus bruyant. L’enquête mondiale de PwC auprès de 4 454 dirigeants donne un chiffre qui dégrise: 56 % d’entre eux estiment que l’IA n’a, sur le dernier exercice, ni augmenté leurs revenus ni réduit leurs coûts. Côté directions des systèmes d’information, l’étude Dataiku-Harris montre que les conseils d’administration se posent la même question : sept sur dix prévoient de geler ou de réduire le budget IA si les résultats ne sont pas au rendez-vous d’ici l’été. Le cabinet Forrester résume la séquence d’une formule sèche : on passe d’un effet de mode à un vrai chantier.
C’est aussi un sujet sociétal. Le législateur français vote une loi qui interdit les réseaux sociaux aux moins de quinze ans. Il fait porter la charge de la vérification aux plateformes. Et pas aux familles.Elles doivent prouver qu’elles nous protègent avant de la laisser entrervdans les familles.
On exige aussi qu’elle rende des comptes sur l’énergie qu’elle consomme. La consommation électrique des centres de données liés à l’IA pourrait dépasser mille térawattheures en 2026, l’équivalent d’un pays comme le Japon. Pendant que la facture en eau du refroidissement des data centers reste, de l’aveu même des spécialistes, un triangle des Bermudes.
La même exigence, partout, monte. IA, montre ce que tu rapportes, montre ce que tu coûtes.
Aux États-Unis, les étudiants huent ceux qui viennent leur parler d’IA, comme ici ou encore là.
L’encyclique évoque des récits bibliques. D’un côté Babel, la tour qu’on élève par orgueil, une seule langue, une seule technologie, une seule direction. De l’autre Jérusalem que Néhémie relève pierre par pierre, chacun son tronçon de mur, dans la responsabilité partagée. Deux manières de bâtir plus ou moins adaptées à la nature humaine.
C’est un texte qui reflète une étape de l’évolution de notre société et de sa conception du travail. Il fera date pour les croyants et les non croyants.
Au XIXe siècle, la machine était lourde, métallique et bruyante. La machine de notre époque est lourde, intelligente mais elle est tout aussi bruyante dans notre société.
PS : titre fourni par Sophie-IA, ma femme.
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😹 Rejoins tes camarades
Pas si courant aux États-Unis : les chauffeurs Uber et Lyft du Massachusetts viennent de fêter le premier syndicat de covoiturage à l’échelle de l’État sur fond de craintes liées à l’automatisation.
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Pendant des années, la Qualité de vie au travail a été pensée autour du bureau : qualité des espaces, télétravail, management, équilibre vie pro/vie perso. Mais un sujet majeur est resté largement sous-estimé : le trajet domicile-travail.
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Vite dit
Un logiciel pour rendre plus humains vos textes écrits avec une IA 🌀 Google va achever les sites de contenus ? 🌀 Aux États-Unis, deux fois moins d’utilisateurs de l’A à la campagne qu’en ville.
Savoir donner un ordre efficace, c’est également utile pour un manager avec ses collaborateurs ou pour une mère de famille avec ses adolescents. Il ne s’agit ni de vous transformer en sergent de semaine ni d’aboyer sur vos proches. Juste d’être clair et précis.
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